Rasés, les taudis de la rue du Couët, à Mouscron. La ville veut y consruire du logement social ou moyen avec un privé... à trouver.
Trente-six logements devraient pousser de terre, rue du Coüet, au Tuquet, à Mouscron. Quand ? « Ce n’est pas pour tout de suite », concède Damien Yzerbyt. L’échevin des Travaux cherche un partenaire privé pour construire ces habitations à loyer bas ou moyen.
Si on n’en est que là dans la procédure, pourquoi avoir déjà démoli les anciennes maisons, il y a quelques semaines ? D’abord parce que la ville a profité d’un subside Rénovation urbaine qui a financé ces travaux à hauteur de 90 %.
Ensuite parce que cela pourrait permettre d’accélérer les choses. « Un espace libéré crée un appel pour les privés. » La preuve avec cet exemple luingnois. « Pendant six, sept ans, on a démoli des habitations vétustes au niveau de l’actuel parking. Cela a intéressé les investisseurs. C’est comme ça qu’on a pu avoir à cet endroit la boucherie. »
Rue du Couët, pas question a priori de placer des commerces. La commune veut du logement : cinq maisons à trois chambres, trois maisons à deux chambres, dix appartements à deux chambres et le reste en appartements à une chambre.
Il y a une petite dizaine d’années, une partie de la rue du Couët avait bénéficié de subsides wallons pour rénover son parc immobilier. Aujourd’hui, la ville de Mouscron ne peut plus espérer de crédits dans le cadre de la Rénovation urbaine. Mais il y a encore quelques deniers wallons à grappiller a fait comprendre le ministre André Antoine au député Damien Yzerbyt.
« Le fonds Brunfaut favorise la création de logements sociaux ainsi que la mixité des habitations. Il peut nous aider à aménager la voirie. Le jour où l’on construit ces habitations, on pourra donc refaire avec cet argent la rue du Couët ».
Et en attendant ce jour... « On est en train de sécuriser le site. On enlève la végétation et on pose une couche de pierrailles sur l’ensemble des parcelles ».
Démolir avant même que les modalités de reconstruction soient définies : si l’échevin croit tant à sa méthode Couët, pourquoi ne l’applique-t-il pas à la rue de Courtrai ? La commune y possède plusieurs logements insalubres. « Parce qu’on n’en a pas encore assez pour pouvoir raser. Surtout si on tient compte du principe de la maison tampon : quand on abat des immeubles, il faut toujours en laisser un au bord pour ne pas causer de problème au pignon de la maison suivante ».
Pierre Wuidart - Le Courrier - 15/11/2007









