En 1979, les pelleteuses entraient en scène dans le Centre. Aujourd’hui, les locataires de la Réno’ - sorte de village dans la ville - sont heureux d’y vivre...
C’est sous l’impulsion du bourgmestre Robert Devos qu’a germé l’idée de ce nouveau complexe urbain en pavés. La raison est simplissime : en tant que ville frontière, par les passages intensifs en centre-ville, une restructuration s’imposait. C’est ainsi que le 31 mars 1978, le Conseil communal approuvait le projet à hauteur de 659 454 000 Fb, soit un peu plus de 16 600 000 € (financés entre 60 et 75 % par des subsides régionaux). C’est en 1979 que les travaux débutèrent. Ce sont donc trente bougies qui sont soufflées actuellement. La dernière des huit phases de travaux se termina en 1994. Si la construction s’est étalée sur 25 ans tout de même, c’est parce que la Ville n’avait pas tous les fonds nécessaires en sa possession en une seule fois...
Un petit Louvain-la-Neuve...
Ce qui surprend le visiteur, c’est évidemment la ressemblance - pas anodine - avec la grande cité universitaire. L’ensemble a effectivement été conçu par le groupe urbanisme et architecture de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (sauf la dernière phase de quatre appartements jouxtant l’espace vert débuté en 1989 que l’on doit à l’architecte Mouscronnois Georges Pollet. Il est facile à reconnaître car il ne comprend pas de demi-arcs de cercle). Tout « immeuble-tour », véritable cicatrice dans le paysage, était explicitement exclu du projet.
De plus en plus sécurisé
Aujourd’hui, la Rénovation urbaine renvoie une image de village dans la ville. Il est quasiment possible d’y vivre en autarcie grâce à ses nombreuses cellules commerciales (38 au total). Poste, boulangerie, agence de voyage, assurances, Maison du tourisme, coiffeurs ou encore cafés font les beaux jours de la bulle piétonne. Un lieu ponctué d’art et un espace vert, poumon du Centre, complètent l’ensemble. Un lieu où les habitants s’y sentent bien pour la majorité alors qu’à une époque pas si lointaine, l’endroit était encore craint. Le passage fréquent de stewards et les caméras de surveillance ont eu raison de « bandes ». L’arrivée dernièrement du bureau de police ne peut qu’appuyer le sentiment de sécurité.
La Réno, un endroit où il fait bon vivre !
Thomas TURILLON - Le Courrier - 08/10/2009









