Dès janvier, la police fera autre chose que de la prévention
En terme de sécurisation des abords des écoles, Mouscron se distingue favorablement en Wallonie Picarde. Pourtant, l’attitude inconcevable de certains parents met en danger la vie de certains enfants. La police va sévir.
Avec ses stewards, ses gardiens de la paix, ses agents de quartiers, les 11 ALE engagés cette année, les surveillants habilités,.. la ville de Mouscron met le paquet pour assurer une sécurité maximale des étudiants. Dominique Vercruysse (conseiller MR) n’en disconvient pas mais il a été interpellé par les situations vécues au Centre Educatif Européen. “J’ai vu des policiers de la brigade canine ou juchés sur des chevaux, le responsable des stewards et un acolyte jouant au policier...Quand il y a une présence sur place, aucun véhicule n’est mal garé et la circulation est fluide. Mais dès la levée du dispositif, la pagaille reprend de plus belle. Il est trop fréquent de constater l’insouciance de certains parents ou accompagnateurs d’élèves qui parquent leur véhicule en dépit de tout bon sens. Les règles de sécurité ne sont pas ou peu respectées ”. Et le conseiller de demander à la majorité ce qu’elle compte prendre comme bonne résolution dans ce domaine.
“La prévention ne suffit pas toujours et on constate encore de nombreux comportements qui génèrent du danger ”, reconnaît le bourgmestre Gadenne. “Avec notre chef de zone, il y a quelques semaines, nous avons décidé de passer à un stade plus répressif. Cela nécessite une réorganisation des équipes si bien que cette phase devrait débuter début janvier ”.
Mais le cas du Centre Educatif Européen auquel Dominique Vercruysse fait référence est aussi particulier. “Nous devons reconnaître que nous avons été dépassés
par les événements à l’occasion du regroupement des classes primaires rue Cotonnière ”, souligne le mayeur. Il est vrai qu’on ne passe pas en un clin d’œil de deux à six classes et 270 élèves au total sans dégâts collatéraux. La police a donc fait appel, pendant plusieurs jours aux maîtres-chiens et à la cavalerie. “La problématique est actuellement examinée par la commission sécurité routière qui envisage des solutions en fonction du nombre plus élevé d’enfants et de parents qui fréquentent l’endroit ».
Le chiffre : 0 accident
Depuis le 1er janvier, la police n’a pas constaté un seul accident impliquant des étudiants de 7 à 19h. Elle a constaté aux mêmes heures et à la même période huit accidents impliquant des deux roues. Aucun n’a touché un jeune de rendant à l’école. C’est rassurant.
Nous avons passé 1/2h devant le CEE
C’est la situation devant le Centre Educatif Européen à la rue Cotonnière que le conseiller Vercruysse a dénoncée lundi. Hier, nous sommes allés sur place.
15h30 - Les premiers parents arrivent. Plus question de se garer sur les 18 places devant l’école : elles sont toutes prises mais pas par les parents.
15h40 - Le parking du site Toff se remplit. Mais il vaut mieux ne pas y avancer en escarpins : les trous remplis d’eau refroidissent les plus hardis. Il est néanmoins question de l’asphalter. Pas un luxe. Devant l’école, les parents attendent dans leur voiture sur des places pourtant réservées à la Justice de Paix voisine. Certains garent leur véhicule dans le vaste parking du Chez-Nous. Mais la fermeture de cet établissement va aussi signifier la fermeture du parking...
15h42 - Les plus impatients n’ont pas le courage de chercher une place. On se gare en double file (rendant la circulation difficile dans cette rue étroite), sur des emplacements où parking et arrêts sont interdits, là où les camionnettes de l’UCO doivent passer.
15h45 - La sonnette retentit.
15h50- Le surveillant habilité, face à l’église du Sacré-coeur,fait traverser les piétons. Il ne peut pas faire de remarques aux automobilistes, ce n’est pas son job.
Finalement, une sortie des cours presque normale. Et on peut dupliquer cette petite demi-heure devant pas mal d’écoles partout en ville.
Jean-Michel Soupart - Nord-Eclair - 10/12/2008









