M. Damien Yzerbyt (cdH).
Le plan de l’aide à la jeunesse du 19 mai 2006 prévoyait la mise en place progressive d’une politique de formations - orientées tant vers l’organisation que vers le contenu - adaptées aux besoins du secteur.
Son but est de professionnaliser et de valoriser ses travailleurs.
De plus, notre motion, votée au parlement en mai 2007 à la suite des auditions sur la prise en charge de la délinquance juvénile, comprenait également un chapitre sur l’amélioration et l’adaptation de la formation des professionnels de ce secteur.
Du côté des réalisations, j’ai eu connaissance d’un projet initié à l’IPPJ de Braine-le-Château en collaboration avec SOS Enfants et Groupe Ados pour outiller au mieux les éducateurs confrontés à des jeunes auteurs de faits de mœurs.
En outre, il était prévu de définir, dans le courant de l’année 2008, un plan plus global de formation des professionnels de l’aide à la jeunesse. Madame la ministre, où en est la mise en œuvre des formations destinées aux professionnels ?
Plus précisément, qu’est-il prévu pour les nouveaux travailleurs du secteur de l’Aide à la jeunesse, et pour ceux qui y travaillent depuis longtemps ? Une distinction est-elle faite entre les travailleurs des services publics et ceux des secteurs privés ?
Mme Catherine Fonck, ministre de l’Enfance, de l’Aide à la jeunesse et de la Santé.
Le premier projet lancé à l’IPPJ de Braine-le-Château concernait la prise en charge des jeunes auteurs d’abus sexuels. Cette étude a été finalisée en décembre 2007.
Le projet auquel vous faites allusion concerne la recherche actuellement menée par Groupe Ados, en collaboration avec l’équipe SOS Enfants de l’hôpital Erasme, sur une meilleure préparation des travailleurs confrontés aux adolescents auteurs de faits de mœurs. Cette étude sera finalisée en août 2008. Si vous le souhaitez, je vous transmettrai ses conclusions, dont je devrais disposer pour octobre 2008.
Ni dans un cas ni dans l’autre, il ne s’agit de formations stricto sensu. L’objectif est de mieux informer le personnel. Il s’impose en effet que les équipes éducatives des IPPJ puissent renforcer leurs compétences dans ce domaine. Il était normal que des dispositions particulières soient prises pour le personnel de Braine-le-Château puisque cette institution accueille le plus grand nombre de mineurs auteurs d’abus sexuels. Ces derniers ne représentent d’ailleurs que moins de 5 % des mineurs auteurs de faits qualifiés infraction.
Le plan de l’aide à la jeunesse, approuvé par le gouvernement le 19 mai 2006, tirait plusieurs conclusions. Premièrement, la professionnalisation du secteur est récente et elle s’est opérée de manière relativement empirique. Actuellement, les formations de ses quatre mille travailleurs sont extrêmement hétérogènes et parfois inadaptées aux fonctions occupées.









