Au début du mois de janvier 2007, l’Inami a envoyé aux médecins généralistes, aux gynécologues et aux accoucheuses une rapport d’évaluation du suivi prénatal afin de les informer sur les recommandations les plus récentes dans ce domaine et les soutenir dans leur pratique.
Cette évaluation est la conclusion d’une enquête. En moyenne, une femme présentant une grossesse à faible risque consulte quatorze fois alors que seules dix consultations sont recommandées pour une première grossesse et sept pour les suivantes. Certaines analyses en laboratoire, comme le dosage de la toxoplasmose et du cytomégalovirus (CMV), sont faites trop souvent ; par contre, les dépistages du HIV, de la syphilis et de l’hépatite B ne sont que trop peu souvent pratiqués. Enfin, il est recommandé de faire deux échographies pendant la grossesse alors que quatre sont habituellement réalisées.
En Communauté française, l’ONE est présent dans le suivi des grossesses. Ainsi les consultations prénatales ont-elles un taux de couverture de 25 % dans notre Communauté. Les mêmes constats sont-ils dressés pour ces consultations prénatales ? L’analyse de l’Inami est-elle partagée par le Collège des gynécologues de l’ONE ? Avez-vous eu des contacts avec ce Collège ? Confirme-t-il cette analyse ? Quelle est la politique de suivi prénatal que l’ONE veut mettre en place ?
Je remercie la ministre et je la rejoins dans sa réflexion. Il ne suffit pas en effet de mettre la question affective entre des parents, une future mère et son enfant sous forme de statistiques.









