M. Damien Yzerbyt (cdH). -
En vertu de l’article 2 bis du décret de juillet 1991 relatif à l’enseignement secondaire en alternance, les centres d’éducation et de formation en alternance (Cefa) sont autorisés à organiser des formations en urgence à condition que ces dernières ne correspondent pas à un profil tel que défini par l’article 45 du décret " missions ". Certains établissements, notamment à Mouscron, n’ont pas été autorisés à développer de telles filières. Ces formations créent pourtant des emplois dans la région. De plus, ces refus ont été annoncés après la rentré scolaire. Certains jeunes avaient déjà signé leurs contrats de formation avec des employeurs !
Madame la ministre-présidente, ces étudiants et leurs professeurs ne comprennent pas cette décision. J’aimerais avoir votre avis.
Mme Marie Arena, ministre-présidente, chargée de l’Enseignement obligatoire.
Les formations en urgence du Cefa portent bien leur nom car elles répondent à un besoin urgent chez certains élèves. Comment toutefois justifier cette urgence alors que ces formations sont organisées depuis plusieurs années dans cette école de Mouscron ? Je m’interroge dès lors sur l’urgence évoquée aujourd’hui.
Pour refuser ou accepter les situations d’urgence dans les Cefa, nous avons demandé que les profils proposés par les Cefa soient obligatoirement analysés par la Commission communautaire des profils et des qualifications (CCPQ). Un profil non soumis à la CCPQ était refusé. Nous agissons de la sorte pour garantir la compétence nécessaire et suffisante pour pratiquer un métier aux jeunes qui suivent une formation Cefa en urgence.
Des élèves ayant entamé, l’année précédente, la formation dans un degré peuvent terminer celui-ci durant l’année suivante. Je ne connais pas les détails de la situation que vous évoquez. Les élèves concernés avaient-ils commencé leur degré l’année dernière ou l’ont-ils entamé cette année ? Dans la première hypothèse, ils pourront terminer le degré mais s’il s’agit de nouveaux élèves pour lesquels il n’y a pas eu de réponse positive, ils ne pourront le poursuivre.
Enfin, vous affirmez que la décision est tombée après la rentrée scolaire. Nous sommes saisis des demandes d’urgence en juillet. L’obligation de traiter la demande en accord avec la CCPQ ne nous permet dès lors pas de statuer avant la rentrée scolaire.
M. Damien Yzerbyt (cdH). -
Vous me répondez que cette formation est organisée depuis des années. Pourquoi, dès lors, la CCPQ n’a-t-elle jamais pris la peine de constater sur le terrain la nécessité de cette formation en urgence ? Pourtant, les employeurs attendent, les élèves sont présents et les emplois peuvent être créés. Une école qui organise depuis plusieurs années ces formations ne demande qu’à les poursuivre. Que fallait-il faire lorsque des jeunes se sont présentés au début de septembre pour suivre une formation acceptée de facto depuis plusieurs années alors que personne n’explique à l’école la manière d’insérer cette formation dans un profil adéquat ? N’aurait-on pas dû instaurer un dialogue entre ceux qui décident de l’urgence et ceux qui organisent les formations ?









