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Publié le dimanche 20 janvier 2013

Neige - Déjà 540 tonnes de sel répandues sur les voiries mouscronnoises

L’hiver se présente avec force pour le moment.Depuis une dizaine de jours, Alain Lenglin et son équipe de salage sont sur le pied de guerre.

De la neige ! Des flocons ! Et encore de la neige ! Depuis plusieurs jours, c’est la même rengaine dans la région, avec un épais manteau blanc qui recouvre le sol. Idyllique dans les campagnes où le paysage est somptueux, le tableau se noircit toutefois dès qu’il faut emprunter les routes. Glissades, dérapages et roues qui patinent sont alors légion. Du moins sur une bonne partie des axes secondaires. Sur les routes principales, les équipes de déneigement et de salage font en effet tout leur possible pour rendre les chaussées un minimum praticables et ainsi éviter le chaos.

Entre quatre et sept heures

À Mouscron, les saleuses sont ainsi sur le pont depuis le 12 janvier. Une dizaine de jours qui a été très chargée. « Depuis cette date, nous avons déjà répandu 540 tonnes de sel , annonce Alain Lenglin, chef des travaux et voiries ainsi que du charroi et du salage. Sur le dernier week-end, marqué par des chutes de neige, nous avons écoulé pas moins de 180 tonnes entre le vendredi soir et le dimanche en début d’après-midi. Nous étions alors à zéro. Heureusement, un stock de sel en vrac nous a permis de puiser trente tonnes supplémentaires. Cela a permis de couvrir les besoins de dimanche soir et de lundi . »

Pour dégager la Cité des Hurlus, trois véhicules peuvent s’activer en même temps. « Nous coupons la commune en trois , explique Alain Lenglin. Pour un dégagement correct, de Dottignies, au Risquons-Tout, en passant par Luingne et Herseaux, il faut compter un peu plus de quatre heures de travail. Pour un résultat presque optimal, nous avons besoin de sept heures . »

Pour mener à bien les opérations, un trio de chauffeurs monte la garde semaine par semaine. « Nous avons un bon contact avec la police pour savoir le moment où nous devons sortir , souligne le chef. Entre début décembre et fin mars, nous établissons une permanence de garde, qui s’étend sur sept jours. Les trois hommes gèrent alors la soirée et la nuit. Chacun peut travailler onze heures au maximum. En semaine, cela ne pose pas problème, car ceux qui font la journée prennent le relais. Le week-end par contre c’est plus complexe. Je suis obligé de prévoir une seconde équipe prête à intervenir, comme ce fut le cas samedi et dimanche dernier . »

Aucune pénurie possible

Pour agir en cas de neige et de gel, la commune de Mouscron dispose d’un silo d’une capacité de 180 tonnes de sel sur son site du Malgré-Tout. Des stocks de sel en vrac en moindre quantité sont aussi précieusement couverts et servent en cas de coup dur, comme dimanche passé. Imaginer une pénurie si le froid et la neige perdurent n’est toutefois à l’ordre du jour.

« Pour nous approvisionner en sel, nous avons établi un marché avec une société de Roulers. En cas de diminution du stock, elle est obligée de nous livrer dans les heures qui suivent. Je ne crains pas de tomber à court de marchandise, car le réapprovisionnement est facile et régulier. Plusieurs camions de livraison sont d’ailleurs déjà prévus pour aujourd’hui et demain », conclut Alain.

Yzerbyt : « Pas de seuil en seuil »

Des mécontents il y en aura toujours ! Certains citoyens n’hésitent ainsi pas à se plaindre de l’efficacité du travail des équipes de salage. Chacun voudrait que la voirie soit impeccable devant sa porte, mais ce n’est pas possible. « Nos équipes roulent jour et nuit , affirme Damien Yzerbyt, échevin des travaux et de la mobilité. Malgré tout, pour certaines personnes, nous n’en faisons jamais assez. Notre objectif de déneigement en zone urbaine est de réduire au maximum la distance pour aller chercher un axe dégagé. Nous donnons alors la priorité aux axes plus importants et cruciaux de la commune. En général, nous essayons que personne n’ait plus d’une centaine de mètres à faire sur une route enneigée. Les gens doivent bien comprendre que nous ne privilégions pas les clos ou les petits axes, qui concernent moins de monde et sont en plus difficilement accessibles pour nos camions. Dégager de seuil en seuil ne sera jamais possible . »

Et l’échevin de donner un conseil : « Dans ces conditions climatiques difficiles, il faut s’adapter pour chaque déplacement et privilégier les axes plus importants . »

LE COURRIER - Mardi 22janvier 2013 - Maxence DESUTTER

Damien Yzerbyt - Grand-Place, 1 - 7700 MOUSCRON | Secrétariat 056 86 05 13 - GSM 0475 22 80 16
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