Pour économiser l’énergie, autant ne pas en consommer ! Le raisonnement est simple, mais surtout insensé, surtout pour nos communes qui ne savent pas vraiment faire autrement. En effet pour remplir leur mission, les ouvriers communaux et le personnel administratif ont besoin de matériel et notamment de véhicules adéquats.
Après avoir fait l’acquisition, fin 2009, d’un scooter électrique, la ville de Mouscron a reçu, il y a quelques jours, un mini-camion lui aussi roulant à l’électricité.
Les avantages de ce type de véhicules sont nombreux. Ils polluent peu, certes, mais coûtent aussi beaucoup moins cher (à la collectivité donc) et ne produisent qu’un léger bruit lors de leur fonctionnement. Ces atouts, tant économiques qu’environnementaux ont poussé les services Environnement et Travaux à travailler main dans la main. Mais, si le projet a vu le jour, c’est suite à une initiative lancée par le ministre Antoine en 2009.
« Quand nous avons lancé les marchés pour ces deux véhicules, il n’existait pas encore de voiture électrique de type "fourgonnette", sauf chez Fiat à des prix exorbitants », raconte Damien Yzerbyt. « Nous avons donc opté pour un scooter destiné à la cellule Environnement et un mini-camion pour le service Plantation et Propreté au centre-ville. Le premier a une autonomie de 50 km, met quatre heures à charger et roule à maximum 50 km/h. Par ailleurs, son plein ne coûte que 0,5 €. Pour le mini-camion, on peut compter une autonomie de 80 km, un temps de charge de 4 heures et un plein coûtant 2 €. » La subvention de la Région wallonne s’élève à 26 500 euros, soit 75 % de la totalité des frais inhérents au projet.
Dans le même état d’esprit, la ville de Mouscron se lance aussi dans l’énergie solaire.
En juillet 2008, le gouvernement wallon avait approuvé le projet « Étude de faisabilité et implantation pédagogique de capteurs techniques et photovoltaïques sur les bâtiments communaux ». Ce dossier est subventionné à 90 % (605 700 €). La moitié des fonds proviennent de la Région wallonne, 40 % du FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) et les 10 % restant de la ville de Mouscron.
Pour mener à bien la réalisation d’un tel projet, trois étapes ont été nécessaires.
Tout d’abord, un audit énergétique a été réalisé afin de mesurer la faisabilité du projet et les endroits où les panneaux photovoltaïques et autres capteurs seraient les plus efficaces.
Ensuite, quinze ouvriers communaux ont suivi une formation solaire pour pouvoir placer ce matériel, mais aussi l’entretenir sur le long terme.
Le projet entre aujourd’hui dans sa phase finale. « Nous en sommes à l’appel à projets. Dès le mois de février, nous pourrions installer les premiers panneaux. Le premier bâtiment communal à en bénéficier sera le pôle Eléa, ce qui a aussi un côté symbolique. Suivront ensuite les nouveaux ateliers communaux. »
Audrey Ronlez - Le Courrier - 14 janvier 2010









