Le 27 août prochain, il y aura 7 ans que la jeune Coralie Maquet, 12 ans, perdait la vie, écrasée par un poids lourd alors qu’elle circulait à vélo aux abords de la gare d’Herseaux.
Sept ans déjà songeront sans doute nos lecteurs dont le souvenir de Coralie, qui s’apprêtait à entamer son cycle d’études secondaires, demeure si vivace.
Que dire dès lors des parents qui pourtant, dans leur détresse, ont trouvé des ressources pour songer aux autres et entamer des demandes de sécurisation, tant que faire se peut, pour les cyclistes qui empruntent la chaussée d’Estaimpuis et la rue d’Audenarde, artères très fréquentées qui traversent le quartier de la gare. D’emblée après ce drame, la ville de Mouscron avait pris l’initiative de placer des potelets à proximité immédiate du passage à niveau afin d’empêcher le stationnement de véhicules, ce qui obligeait cyclistes et piétons à empiéter sur la route. Après de longues démarches et la rencontre de personnes de bonne volonté, d’autres beaucoup moins aux dires des parents, ces derniers peuvent enfin se réjouir du traçage bien en évidence d’un large espace dévolu aux cyclistes, à droite de la chaussée lorsque l’on vient de Dottignies. Se concrétise ainsi une collaboration entre les services du MET, puisqu’il s’agit d’une route provinciale, et communaux puisque ce sont les ouvriers de la ville qui se sont occupés du traçage. En sens inverse, ce sont des chevrons, nettement moins visibles qui témoignent de la présence éventuelle de cyclistes. M. et Mme Maquet tiennent à remercier tous les intervenants dans cet aboutissement, tout en espérant un traçage également de l’autre côté du passage à niveau, côté rue d’Audenarde. Ils savent aussi que la sécurité des usagers faibles passe par une responsabilisation des automobilistes. Ils espèrent qu’en cette période de vacances, leur appel sera entendu.

Alain VERLINDEN - Nord-Eclair - 4 juillet 2008









