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Publié le samedi 2 février 2008

Mobilité - Mouscron ajuste ses voies de déplacement

Les résultats du volet belge de l’enquête de déplacements transfrontalière entre Lille, Tournai et Mouscron ont été présentés hier. Réflexions.

Depuis 1976, une enquête des déplacements transfrontaliers est réalisée tous les neuf ans sur les arrondissements de Lille, Tournai et Mouscron. Son objectif ? Avoir une photographie précise des déplacements des habitants sur une aire définie, un jour moyen de semaine : le nombre de déplacements par jour, leurs motifs, les modes de transports utilisés et la répartition horaire de ces déplacements.

Cette enquête s’intègre dans un programme d’enquêtes réalisées sur une aire d’étude qui dépasse les limites du territoire communautaire, comme l’explique l’échevin de la Mobilité de la ville de Mouscron, Damien Yzerbyt. « Ce périmètre est composé des aires urbaines d’Armentières et de Lille ainsi que des communes dites multipolaires qui sont rattachées au pôle lillois. Viennent en plus s’ajouter les territoires frontaliers wallon et flamand afin d’intégrer la problématique des déplacements transfrontaliers. »

La présentation, assurée par les services du ministère de l’équipement et des transports (MET), a permis de détailler les résultats wallons de cette enquête.

« Celle-ci a mis en évidence une certaine continuité avec l’enquête wallonne sur la mobilité, réalisée en 2002-2003, note Laurent Leroy, du MET. Les tendances sont globalement proches bien qu’il faille souligner que les territoires couverts ne sont pas identiques. Certaines légères évolutions ou différences avec la Wallonie ou avec des parties de la Wallonie ont été constatées. »

Les différences de comportement selon que l’on se trouve en communes urbaines ou en communes rurales sont remarquables. « Globalement, l’utilisation des transports en commun dans les communes de Tournai et Mouscron reste relativement marginale et la part modale du bus plus faible que dans d’autres zones de Wallonie. »

Au niveau localisation, notons l’ampleur du nombre de déplacements recensés entre Tournai et Mouscron. Un flux relativement important a également été relevé entre la Cité des Hurlus et les communes françaises de Roubaix et Tourcoing ainsi qu’entre Tournai et les villes de Péruwelz et Leuze.

Toujours selon cette enquête, les déplacements transfrontaliers accorderaient moins de place aux modes de transports autres que la voiture (plus de 93 %). Aussi, bon nombre de citoyens wallons de la zone n’hésitent pas à passer la frontière pour effectuer leurs achats. « L’étude des motifs a confirmé que, parmi les principales raisons de déplacements transfrontaliers, on retrouvait en effet, en premier lieu, le shopping et les courses en général, devant les visites familiales ou à des amis. »

Il semblerait donc plus opportun de considérer la mobilité transfrontalière comme plus occasionnelle que quotidienne. « Ceci rejoint l’idée d’études de mobilité hebdomadaire qui mûrit actuellement et pour lesquelles des projets ont déjà été initiés », confirme le chargé de missions.

jessica Goin - Le Courrier, 01/02/2008

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