Dans le cadre du Plan Communal de Mobilité, l’échevin Damien Yzerbyt se focalise sur la mobilité de transit : pour lui, il faut avant tout terminer les voiries de contournement (RN518 et RN511 notamment) avant de se pencher sur le trafic en ville.
« Inutile de vouloir travailler sur la mobilité en centre-ville tant qu’on n’a pas résolu le trafic de transit », estime Damien Yzerbyt, échevin de l’Urbanisme et des Travaux. Et d’illustrer son propos : « Inutile de se pencher sur l’aménagement des abords de la gare, du pont Sainte-Thérèse et de l’entrée de Luingne tant que quantité de camions passent par là. »
L’échevin s’est donc penché sur la RN518, la célèbre route de la Laine qu’on ne voit toujours pas venir, et s’est mis en relation avec le Gouvernement wallon et la Banque Européenne d’Investissement pour inscrire son financement dans un projet européen, arguant qu’elle a vocation transfrontalière et interrégionale. "C’est, je pense, une solution qui peut fonctionner" dit-il. On l’espère car le coût de la route de la Laine serait de toute façon trop élevé pour reposer sur les seules épaules du MET.
Traversée de Dottignies
La RN511 fait également l’objet de l’attention de l’échevin : "Il faut boucler le tronçon manquant qui reliera la RN50 Courtrai-Tournai au rond-point du Bois Jacquet d’où les camions trouvent une liaison directe vers l’A17. Dès que ce sera fait, je n’ai rien contre l’idée de reconsidérer la question du rond-point du boulevard des Canadiens : je ne fais pas une fixation sur ce rond-point mais, pour l’instant, nous en avons besoin pour rediriger les camions vers le rond-point du Bois Jacquet et éviter qu’ils ne traversent Dottignies pour rejoindre l’autoroute" explique-t-il.
Et ce dossier avance : le ministre Antoine a débloqué des crédits pour des "nifrastructures d’accueil des zones d’activitésé, c’est-à-dire leur accès. Or, la zone d’activité Mouscron - Pecq - Estaimpuis vient d’être acceptée en bordure des RN511 et RN50. Profitant de l’aubaine, le MET a introduit les demandes de permis pour le tronçon...
C’est également dans ce cadre que Damien Yzerbyt voudrait la réalisation d’un rond-point sur la RN511, à la sortie de l’A17 "et ce, indépendamment du Cora : ce qui importe, c’est que le Quevaucamps est une zone d’activité économique et qu’à ce titre, des entreprise s’y installeront. Il faut dès lors des infrastructures routières", précise l’échevin.
Dès que les grands axes seront bouclés, que les poids lours auront leur itinéraire, l’échevin et Nathalie Blancke, conseillère en Mobilité, pourront se pencher sur d’importants aménagements comme la traversée de Dottignies ou les abords de la gare de Mouscron.
Elisabeth Jamart, Nord-Eclair, 17 mars 2007
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