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Publié le lundi 18 juillet 2011

Wallonie Picarde | Lucie Carton récolte ce qu’il LaSemo

Le groupe « de chez nous » a enflammé la scène Coup de cœurdu festival LaSemo, sur l’île de l’Oneux à Hotton. On y revient avec Quentin Ervyn, le batteur.

Comment s’est passée cette première participation à un « grand » festival ?

On connaissait LaSemo pour y être venus l’an dernier comme spectateurs. Au niveau de l’affiche et de l’ambiance, c’est un festival qui correspond tout à fait à notre musique. Ce qui ne gâche rien, cette année, la programmation était plus diversifiée. Ainsi, les groupes qui nous ont succédé sont Joy de Marc Huyghens, du rock expérimental, et Hoquets, des Flamands qui font du bricolo pop. La petite scène était blindée avec 350 ou 400 personnes. On était un peu stressé avant de commencer avec L’invertébré(e) , qui décrit un peu Lucie Carton en termes imaginaires comme une pieuvre à dix tentacules, mais dès le deuxième morceau, c’était parti, avec les gens qui dansaient et un nuage de poussière qui planait au-dessus d’eux. On a joué 40 minutes, un set très « festival ».

Vous étiez devant un public déjà acquis ?

Non, même s’il y avait une petite délégation de la région (notamment pas mal de Tournaisiens et des Mouscronnois qui figuraient parmi les bénévoles), beaucoup de gens ne nous connaissaient pas. Ainsi, pour l’anecdote, des festivaliers ont reconnu par la suite notre trompettiste Thibaut Morel, identifiable par sa carrure et son abondante chevelure bouclée. On ne l’a abordé qu’avec des commentaires positifs. Il y avait même un petit groupe de jeunes qui, chaque fois qu’ils le croisaient, chantaient Mélodi e, une ritournelle qui se retient facilement.

Votre récent CD a constitué un sésame précieux pour LaSemo ?

Sûrement, avec le travail de notre manageuse, Manu ( Du Vent Dans Les Cordes ). Ce CD sept titres, c’est un peu notre carte de visite. Enregistrée en live, c’est donc un premier jet, mais on a pu l’envoyer à des organisateurs. On recevait beaucoup des demandes de concerts mais essentiellement dans le Hainaut occidental ou à Louvain-la-Neuve, très peu en dehors. LeSemo était un de nos deux premiers souhaits, et on l’a réalisé. L’autre, c’était les Francos. On n’a pas été retenus cette année, mais on espère bien l’être en 2012. Depuis, on a beaucoup joué en Flandre et en septembre, on sera à Liège.

Pourquoi ce titre « 55 rue As Pois » ?

C’est l’adresse de la coloc’à Tournai où on s’est retrouvé à cinq à une époque. On n’avait pas la télé, alors le soir, on sortait les instruments… On se connaissait déjà tous depuis longtemps. Neuf d’entre nous sont originaires de Dottignies-Mouscron, et on était tous chez les scouts. Mais on répète aussi près de Saint-André. Un vrai groupe de Wallonie picarde !

Quelles sont vos influences ?

Très diverses, évidemment. Mais ce qui nous rassemble, c’est la musique festive et la chanson française. Tryo, les Négresses vertes, La rue Katanou, et du côté régional, La fanfare du Vetex et surtout Skarbone 14. C’est le groupe qui nous a donné envie de faire de la musique, même si on n’est totalement dans le même registre.

On reste petits par rapport à eux. Leur musique donne envie de s’éclater et l’énergie qu’ils offrent au public est extraordinaire.

Pascal LEPOUTTE - Le Courrier Photo - Renaud Ben Lakhal

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