QUESTION DE M. DAMIEN YZERBYT A MME EVELYNE HUYTEBROECK, MINISTRE DE LA JEUNESSE, SUR « LE PLAN D’ACTION POUR LES ENFANTS EN DANGER »
M. Damien Yzerbyt (cdH).
Madame la ministre, j’ai lu dans la presse de ce matin que vous annonciez un ambitieux plan d’action visant à renforcer le secteur de l’aide à la jeunesse et plus particulièrement l’assistance aux mineurs en danger et en difficulté.
Vous annoncez une augmentation des prises en charge en milieu familial et en dehors des familles. Vous évoquez un renforcement du dispositif pour les familles d’accueil et de parrainage. On ne peut que s’en réjouir, au vu de la surcharge de travail des professionnels et des services agréés. Il est grand temps de s’attaquer au problème.
Pourriez-vous m’en dire plus sur les modalités ? Des étapes sont-elles d’ores et déjà prévues ? Un calendrier a-t-il été fixé ? Quels moyens comptez-vous consacrer à ce plan ambitieux ?
Mme Évelyne Huytebroeck, ministre de la Jeunesse.
Je considère qu’il est grand temps de s’occuper davantage des 87 pour cent de jeunes en difficulté qui relèvent de l’aide à la jeunesse. J’ai effectivement voulu présenter un plan dont plusieurs mesures sont déjà en cours d’exécution. Pour diverses raisons économiques ou autres, il a fallu renforcer les mesures en faveur de ces jeunes.
L’objectif est d’augmenter de cinq cents le nombre de prises en charge pour la fin de la législature. Le budget réservé à cet effet s’élève pour cette année à trois millions d’euros mais je tiens à être claire, cinq cents prises en charge, cela ne signifie pas autant de places.
Il s’agit d’un ensemble de mesures : accueil familial, travail avec les centres d’orientation éducative (COE) et les services d’aide et d’intervention éducative (SAIE) pour le maintien des enfants dans leur milieu familial, hébergement, augmentation des passerelles avec d’autres partenaires comme l’ONE, les CPAS ou encore le secteur de la santé mentale.
Ces mesures sont prises dans le but d’augmenter le nombre de prises en charge. Nous avons d’ailleurs souhaité organiser la conférence de presse d’hier dans un service d’accueil et d’aide éducative (SAAE) situé à Bruxelles.
Le travail a déjà commencé mais, dès le 20 janvier, mon cabinet et mon administration entameront une série de rencontres avec, entre autres les fédérations des différents services agréés, qu’il s’agisse ou non d’hébergement, pour déterminer le dispositif le plus pratique.
Nous ne voulons pas privilégier l’une ou l’autre mesure, nous voulons travailler dans plusieurs directions en fonction des besoins du jeune, de l’enfant, du nourrisson.
M. Damien Yzerbyt (cdH).
Je remercie la ministre pour ces précisions sur la méthode, les moyens mis à disposition et les étapes. Il ne faut pas perdre de vue que le plan d’action en faveur des familles d’accueil et de parrainage dépendra aussi des nouvelles ressources.









