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Publié le lundi 7 novembre 2011

L’utilisation de sable "antivoitures" sur les chemins de remembrement

M. le Président. L’ordre du jour appelle la question orale de M. Yzerbyt à M. Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville, sur « l’utilisation de sable « anti-voitures » sur les chemins de remembrement ».

La parole est à M. Yzerbyt pour poser sa question.

M. Yzerbyt (cdH). Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, chers collègues, effectivement, c’est suite à un article, en tout cas les commentaires que j’ai pu lire dans la presse, que je me suis intéressé à ce sujet. Je n’en fais pas quelque chose d’acquis mais voilà, le Gouvernement flamand vient d’autoriser les communes à entrecouper les chemins de remembrement de portions sablonneuses longues d’environ 25 mètres, en vue de dissuader le passage des voitures et camions.

En effet, les chemins de remembrement sont réservés aux engins agricoles, aux piétons et aux cyclistes mais il est fréquent que des automobilistes s’en servent comme raccourci, bloquant fréquemment les agriculteurs et leurs machines.

Dans la presse du 1er septembre, vous affirmiez et c’est là que vous pouvez peut-être contredire la presse que la décision flamande était une excellente idée et que si vous ne souhaitiez pas imposer de telles mesures, vous réfléchissiez à une manière de venir en aide aux communes qui en font la demande.

Monsieur le Ministre, cette idée me semble également intéressante mais quelques points me paraissent un peu flous. Avez-vous une idée du coût que pourrait représenter une portion sablonneuse de 25 mètres ? Cette surface demande-t-elle un entretien particulier ? Comment s’opère le « désembourbage » des véhicules coincés ? Tous les engins agricoles pourront-ils toujours bien utiliser les chemins qui leurs sont réservés ? Comment ce système fonctionne-t-il ?

Par ailleurs, vous évoquiez une éventuelle aide aux communes qui en feraient la demande. Avez-vous une idée à cet égard ? Il est vrai que depuis le 1er septembre, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts des moyens financiers et donc, je n’insisterai pas de trop ! Mais peut être avez-vous continué à réfléchir aux conditions dans lesquelles les communes pourraient prétendre à ce soutien ? Prévoyez-vous la mise en place de communes pilotes ? Dans quelles conditions ? Et tout simplement, in fine, estimez-vous être en mesure de lancer cette nouvelle aide sur notre territoire wallon ?

M. le Président. La parole est à M. le Ministre Furlan.

M. Furlan, Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville. Il est vrai que la décision du Gouvernement flamand d’autoriser les communes rurales notamment à entrecouper les chemins agricoles d’espaces sablonneux, pour que seuls les engins agricoles, au détriment des camions et des autos, puissent les emprunter, y compris les usagers faibles puisque c’est fait pour eux également, semble être une solution, si ce n’est appropriée, en tout cas qui mérite toute notre attention.

Pour mémoire, mon collègue Benoît Lutgen a répondu à une question écrite en date du 30 août 2011 adressée par M. Jean-Luc Crucke dans laquelle il indiquait qu’il avait demandé à la direction générale des voies hydrauliques et de la mobilité d’analyser en détails la teneur des décisions de l’autorité flamande.

Il est évident que l’analyse qui est faite par cette DG pour mon collègue le Ministre Benoît Lutgen est faite également pour moi. Donc, nous sommes actuellement dans l’attente du résultat de cette analyse. Je compte ensuite solliciter mes services pour examiner le soutien qui pourrait être apporté aux villes et communes en la matière et ce, dans les limites de mes compétences et, vous l’avez indiqué et je vous en remercie, des budgets disponibles.

À ce stade de la réflexion, il est évident qu’aucun budget n’a été réservé pour mettre en uvre cette mesure dont nous n’avons pas encore l’analyse à l’heure actuelle.

M. le Président. La parole est à M. Yzerbyt.

M. Yzerbyt (cdH). Merci, Monsieur le Ministre, pour cette réponse. Il est vrai que j’ai déjà été interpellé par l’un ou l’autre citoyen, non pas de ma région mais qui me demandait si j’avais des exemples en territoire flamand. Je dois vous avouer que je serais très intéressé d’aller voir concrètementce que ce dispositif peut amener et dans quelles conditions.

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