Depuis le début des négociations sur BHV, le cdH, comme les autres partis francophones, a toujours estimé qu’il fallait trouver une solution équilibrée et négociée et qu’un vote devait être évité.
Malgré les tentatives faites par les Francophones visant à demander un report du vote et à proposer des amendements raisonnables à un texte de simple procédure proposé verbalement par le formateur, la décision a été prise de préférer « imposer » plutôt que « négocier » et passer à un vote dont la portée est gravissime car il brise à la fois l’équilibre de l’Etat belge et le respect d’une des deux parties du pays. Ce vote n’est ni plus ni moins une gifle donnée à plus de 4 millions de Francophones, c’est la volonté de supprimer sans autres modalités un droit politique essentiel : celui de pouvoir continuer à voter pour leurs représentants se présentant dans le territoire de la Communauté française. Il est aussi une gifle à la démocratie car il n’a été rendu possible que grâce aux votes de l’extrême droite.
Aussi, le cdH se réjouit que les Francophones se rencontrent, au-delà des clivages, pour en tirer toutes les conclusions qui s’imposent et entamer une procédure de conflit d’intérêts qui permettra de bloquer le cheminement de la proposition de loi pendant plusieurs mois.
Il souhaite un Gouvernement au plus tôt pour la stabilité du pays avec un programme social, économique et environnemental mobilisateur pour tous ses citoyens.









