C’est une grande première pour la cité bioclimatique Eléa et pourtant, les craintes étaient bel et bien présentes.
“J’étais assez sceptique quand à l’idée de faire travailler des jeunes ici. L’éco-construction, ce n’est certainement pas un sujet qui les passionne. Mais j’ai été très surprise de voir à quel point ils s’intéressaient à nos activités”, déclare Julie Poncelet, chargée de mission à la maison bioclimatique Eléa.
C’est que les deux jeunes employés n’ont pas de quoi s’ennuyer. La première équipe s’est occupée de fabriquer des meubles en carton et nous avons testé : c’est du solide !
Passage de témoin
Depuis, Sarah et Benjamin, 15 ans tous les deux, ont repris le flambeau et ils n’ont pas chômé. Ils ont réalisé en l’espace de 4 jours un patchwork géant reprenant les photos de la construction de la cité bioclimatique. Et puis, les deux “jobistes” ont mis la main à la pâte ou plutôt les mains dans l’argile pour la confection d’une maquette d’une maison en paille. Un système d’isolation écologique peu connu mais qui a fortement intéressé Benjamin. “Il suffit de mettre des ballots de paille entre les murs en torchis. De plus, cela ne nécessite aucune matière grise car tout est fait à la main ”, explique-t-il. Les jobs d’Été solidaire susciteraient-ils des vocations ?

- Un patchwork sur la construction de la cité Eléa a été réalisé
Jordan KASIER - Nord-Eclair - 30 juillet 2008









