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Publié le mardi 25 juin 2013

Eurométropole - Et si Mouscron devenait un « pôle transport » ?

Au milieu du triangle « LKT », Mouscron pourrait être un point clé niveau mobilité

Chaque jour ouvrable, on compte 21.000 déplacements transfrontaliers entre Comines-Warneton et la France (4.000 vers la France, 17.000 de la France vers Comines), 27.000 entre la Flandre frontalière et la France (7.000 de la France vers la Flandre, 20.000 dans le sens inverse), et 54.000 entre la France et la Wallonie picarde (18.000 dans le sens Wapi-France, 36.000 dans le sens inverse). Ca en fait, du monde, même si ces échanges restent bien plus faibles que les échanges nationaux et régionaux. Et, pour que cette mobilité se fasse dans les meilleures conditions, l’Eurométropole se trouve face à des enjeux de taille, même si des avancées concrètes ont déjà été effectuées : depuis les débuts de l’Eurométropole, les billets de train sont moins chers. La SNCB avait en effet supprimé les « suppléments » sur les billets transfrontaliers (1,4 euro par billet, expliquait-il y a un an Rudy Demotte, alors président de l’Eurométropole). Une réalisation parlante pour le citoyen. Autre réalisation, à laquelle on ne penserait pas spontanément, mais qui a son importance : on peut acheter des billets pour la ligne Lille-Courtrai ou Lille-Tournai aux automates de la gare Lille-Flandres. Dès lors, il n’y a plus eu besoin de faire la queue au guichet ou de chercher avec fébrilité l’accompagnateur de train pour acheter son billet à bord. Malgré tout, il reste encore du travail, notait le groupe de travail thématique « Mobilité et accessibilité » de l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai en 2011.

Pour le réseau routier, le constat est que certaines zones, l’A1 et la traversée de Lille, sont régulièrement saturées. D’où une nécessité de renforcer les transports en commun transfrontaliers, bus et trains. Au niveau du rail, sans surprise, les points qu’il convient d’améliorer sont entre autres le nombre de trains quotidiens, la tarification, ou la fiabilité. « Les enjeux principaux portent sur les liaisons ferroviaires des axes Lille-Courtrai-Tournai et concernent notamment la desserte fine et les liaisons rapides entre les plus grands pôles urbains. Il semble opportun de distinguer les dessertes de type intercités des dessertes de type omnibus. » Ce qui permettrait, selon le groupe de travail, de « recréer des points d’arrêt, par exemple Tournai-Ouest » et d’éviter certains doublons train-tram sur la ligne Lille-Courtrai.

Le groupe « Mobilité et accessibilité » préconise également de faire jouer un rôle plus important à la gare de Mouscron dans les liaisons entre les grands centres urbains. Une idée somme toute logique : la cité des Hurlus est, après tout, en plein milieu du triangle LKT (Lille-Kortrijk-Tournai), et d’une zone urbaine plutôt dense, où les besoins de transports adaptés sont nombreux pour pouvoir assurer un maximum de mobilité transfrontalière. À Mouscron, où le nombre de frontaliers est fort élevé dans les zones d’activités économique, la nécessité d’une bonne desserte prend tout son sens. En effet, si les zones d’activité mouscronnoises (Martinoire, Portemont, Mouscron II…) sont aisément accessibles en voiture, il n’en va pas de même niveau transports en commun : ces zones accessibles en voiture sont répertoriées comme « peu ou pas desservies en Transports en commun » transfrontaliers. Une meilleure offre de transports permettrait une plus grande mobilité des travailleurs, y compris ceux qui ne possèdent pas de moyen de locomotion et se retrouvent, de fait, plus ou moins exclus du « jeu » de la mobilité au travail transfrontalière.

NORD ECLAIR - 23 juin 2013

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