Le règlement communal interdit, sous peine d’amende, de fouiller les encombrants.
Dans la cité des Hurlus, les autorités communales remarquent que de plus en plus de ferrailleurs et de brocanteurs se servent lors du ramassage des encombrants. Ce qui est formellement interdit par le règlement communal sous peine d’amendes qui peuvent aller de 50 à 250 €.
"Pour la ferraille, c’est assez ennuyeux car la Ville perd de l’argent", note l’échevin Damien Yzerbyt (CDH).
En matière de ramassage des encombrants, les autorités communales ont décidé qu’il n’y aurait plus que deux collectes par an au lieu de quatre, elles ont lieu en février et en août.
"L’objectif est de diminuer le tonnage car nous avons constaté une augmentation", souligne Damien Yzerbyt. Par cette mesure, on est ainsi passé de 592 tonnes de déchets ramassés en 2007 à 388 tonnes en 2008. "Nous avons également constaté que de plus en plus de personnes transfèrent leurs déchets ménagers vers les encombrants", ajoute l’échevin. Ceux-ci sont aussi susceptibles d’être verbalisés. "Nous avons eu le cas dernièrement au Mont-à-Leux, où des meubles étaient bourrés de papiers cartons", explique Christophe Denève, responsable de la cellule environnement.
"Le brocanteur s’est servi et a laissé les papiers cartons sur place. Lui et les particuliers ont été verbalisés. Il est utile de rappeler à la population qu’un objet encombrant est un objet qui ne rentre pas dans un sac-poubelle."
Enfin, dans la cité frontalière, on constate que, plus on se rapproche de la frontière, plus la production de déchets augmente. Nos voisins viennent-ils déposer leurs encombrants chez nous ? "C’est assez paradoxal vu que les encombrants sont ramassés tous les mois en France...", note Christophe Denève.
Cédric Ketelair - La Dernière Heure - 05/09/2008









