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Publié le vendredi 20 avril 2012

Jeunesse | Divergence de vue entre De Block et Huytebroeck-Vandeurzen sur les mineurs non accompagnés

Une proposition actuellement formulée par la secrétaire d’Etat Maggie De Block (Open Vld) favorisant une prise en charge de certains mineurs étrangers non accompagnés par les Communautés, en fonction de critères de vulnérabilité déterminés par l’agence fédérale Fedasil, hérisse les Communautés française et flamande, a indiqué lundi la ministre Evelyne Huytebroeck (Ecolo).

Le ministre flamand Jo Vandeurzen (CD&V) "et moi-même sommes sur la même longueur d’onde", a répondu la ministre francophone de l’Aide à la jeunesse, interpellée en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par les députés Malika Sonnet (PS) et Damien Yzerbyt (cdH).

Fédéral et Communautés négocient depuis plusieurs semaines un protocole d’accord articulant la prise en charge des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) par Fedasil d’un côté, par les services d’aide à la jeunesse (SAJ) et de protection judiciaire (SPJ) de l’autre.

"On n’est pas loin du débat sur les compétences usurpées ; le fédéral semble vouloir se débarrasser (de l’accueil des MENA) sur les Communautés", a résumé M. Yzerbyt.

"Notre position est inchangée : le gîte et le couvert doivent être assurés par Fedasil, indépendamment du statut du jeune", a souligné Mme Huytebroeck. "L’aide à la jeunesse prend son rôle si l’enfant est en danger. Fedasil, les SAJ et les SPJ doivent certes formaliser leur collaboration dans un protocole, mais nous refusons une prise en charge en fonction de critères de vulnérabilité qui seraient déterminés par Fedasil. La proposition actuelle de Mme De Block n’est pas en accord avec ce principe", a-t-elle ajouté.

L’an dernier, 1.649 mineurs étrangers non-accompagnés ont introduit une demande d’asile, un chiffre qui a quasi doublé par rapport à 2010. Les services fédéraux, qui ont l’obligation légale de les héberger, ne parviennent pas à répondre à cette demande, ce qui a amené plusieurs dizaines de jeunes à dormir en rue l’hiver dernier, déclenchant des solutions d’urgence et temporaire des pouvoirs publics.

"C’est un problème européen, qui nécessite une concertation" dépassant les frontières nationales, a rappelé Mme Huytebroeck. "La piste des initiatives locales d’accueil (ILA) est à l’analyse, mais le fédéral doit augmenter le taux de subvention des CPAS créateurs d’ILA", a-t-elle exhorté.

Le fédéral est également en manque de tuteurs pour encadrer ces enfants et adolescents démunis. "Actuellement, 250 mineurs sont sans tuteurs, et arrivent donc par défaut aux SAJ, qui sont obligés, pour raison humanitaire, de les héberger à l’hôtel", a commenté Evelyne Huytebroeck.

Cette dernière rencontrera encore son homologue flamand Vandeurzen lundi prochain, pour confirmer la position commune des Communautés vis-à-vis du fédéral dans la négociation du protocole d’accord.

BELGA

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