Après deux années à la Commission Internationale de l’Escaut, Damien Yzerbyt cède le relais. « Ca avance ! » assure-t-il.
La Commission Internationale de l’Escaut a tenu une assemblée plénière le 14 décembre, à Bruges. Cette réunion avait pour objectif de continuer à mettre en œuvre la politique européenne de l’eau dans le district de l’Escaut ainsi que la prévention des inondations, des sécheresses et des pollutions accidentelles.
Qualité : mieux mais pas encore suffisant.
« Pour ce qui concerne la qualité de l’Escaut, nous pouvons être optimistes, mais devrons rester prudents » peut-on lire dans les conclusions de la journée.
Optimistes, car le réseau de mesures homogène de la Commission montre que, depuis 1998, la qualité de l’Escaut s’améliore progressivement. Les résultats de l’année 2005 sont meilleurs que ceux des années précédentes, malgré une année caractérisée par de faibles débits -faible pluviosité- et par des températures élevées.
Prudents et vigilants à la fois, car la qualité de l’Escaut ne répond pas encore aux dispositions de la directive-cadre européenne sur l’eau qui sera d’application en 2015.
« Plus que jamais, les Etats et Régions riverains se rendent compte de la nécessité de prendre chacun des mesures et de les coordonner sur la base d’une concertation internationale afin de les renforcer et d’assurer un rendement maximal. »
Un exercice de simulation avec le modèle de qualité Pégase, effectué au cours de 2006 par l’Université de Liège, en a fait la preuve : la coopération mène à de meilleurs résultats.
Afin d’avoir une coordination utile et efficace des mesures de chacun, on a démarré un projet sur l’échange d’informations et sur la méthode permettant l’évaluation des coûts de différentes mesures éventuelles et une comparaison des résultats entre les régions riveraines.
Enfin, dans le cadre du programme européen Interreg, le projet Scaldit a été prolongé jusqu’à mi-2008, permettant aux parties de poursuivre leur coopération dans ce cadre afin de créer un catalogue et une analyse de mesures, avec leur coût et leurs effets associés.
Le public consulté
Outre son souci pour la qualité, la Commission porte également une attention particulière aux aspects quantitatifs de l’eau. Ainsi, une coordination et une coopération entre les régions de l’Escaut s’imposent également afin de réduire les nuisances causées par les inondations en cas de fortes pluies et de limiter les effets négatifs en cas de sécheresse.
Des protocoles - entre la France et la Région Flamande, entre la France et la Région Wallonne, entre la Région Flamande et les Pays-Bas - sont en cours de signature, dans l’objectif d’échanger en ligne des données relatives aux niveaux d’eau, aux écoulements et aux prévisions hydrologiques.
Le public sera consulté sur le plan de gestion qui sera mis en œuvre. Même si chaque pays organise cette consultation de façon autonome, une approche coordonnée est prévue.
Les ONG environnementales peuvent jouer un rôle intermédiaire important : Escaut sans Frontières, WWF, Inter-Environnement Wallonie etc. participent activement comme observateurs aux travaux de la Commission.
Un outil important de l’information du grand public est indiscutablement l’internet. Tout récemment, une partie cartographique a été ajoutée au site internet de la Commission (http://www.isc-cie.com/). Elle permet de consulter différentes cartes du district de l’Escaut.
Lisez également l’article : "Le dossier est en bonne voie" : cliquez ici !
Le Courrier - jeudi 21 décembre 06









